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Corbeil-infos : Bernard Gaudin, journaliste et photographe.

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Corbeil-Essonnes :
Au lycée Doisneau,
les réformes Blanquer dénoncées par un collectif d’enseignants

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Selon des enseignants et des personnels du lycée Robert Doisneau, les réformes Blanquer auront d’importantes conséquences sur le baccalauréat. « On nous annonce un bac allégé avec davantage d’épreuves et constitué de 40 % de contrôles continus organisés localement », déplore-t-on.

Dans une tribune, un collectif composé d’enseignants et de personnels du lycée Robert Doisneau dénonce les réformes Blanquer et la libéralisation de l'école qu'elles portent. « Nous ne pouvons taire nos inquiétudes quant à la libéralisation de l’école que ces réformes tentent d’installer », fait-il savoir. « L’école à laquelle nous croyons était celle de l’émancipation, de l’échange des savoirs et des valeurs, du débat permanent, de la construction de la citoyenneté et de l’esprit critique », explique-t-il. « L’école qu’on nous promet à coups de discours markétés déconstruit la dimension nationale du baccalauréat au profit d’une logique locale assujettie au contrôle continu dont la part dans la note finale est discutable faute d’être justifiable », estiment les enseignants et les personnels engagés dans la démarche. « L’école qu’on nous promet nous annonce un bac allégé avec davantage d’épreuves et constitué de 40 % de contrôles continus organisés localement. L’école qu’on  nous promet propose aux élèves un parcours à la carte, mais un parcours pour mieux se perdre, la carte n’étant pas le territoire », déplorent-ils.

 

« Une manière sournoise de discriminer avec la sélection ! »

 

Selon les signataires de la tribune, « l’école qu’on nous promet lance le coup  d’envoi d’une grande braderie à la spécialité au cours de laquelle les enseignants devront aguicher les élèves à l’aide de spectaculaires slides à la surface miroitante, sans profondeur ni nuance ». « L’école qu’on nous promet apparaît tristement comme un véritable jeu de massacre où la réduction drastique des heures dédiées aux enseignements généraux en voie professionnelle ne reflète que l’esprit funeste de cette réforme », soulignent-ils en considérant que « cette réforme empêchera tout bonnement une poursuite d’études dans l’enseignement supérieur, une manière sournoise de discriminer avec la sélection ». « L’école qu’on nous promet transforme le métier d’enseignant dans nombre de disciplines et autres spécialités. Notre métier s’en trouver nécessairement atteint, à coups de bivalence et autre co-animation imposée arbitrairement », regrettent-ils. « C’est dire le peu de considération à l’œuvre de notre Etat pour la singularité de notre fonction et les missions toujours plus exigeantes que nous devons accomplir sans jamais prendre soin d’y réfléchir, de se concerter sur les enjeux aucunement pédagogiques mais strictement budgétaires de ces réformes », conclue le collectif.   

 

Bernard Gaudin - 6 février 2019

 

 

 

 

 

Corbeil-Essonnes : Le collectif des enseignants du lycée Robert Doisneau est opposé aux réformes Blanquer.

Photo : DR