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Altis :
L’entreprise serait 
« au bord du gouffre » selon Libération
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Economie

Bernard Gaudin

29 août 2014

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Selon le quotidien Libération, la société Altis Semiconductor serait dans une situation financière inquiétante. D’après l’article daté du 29 août 2014, l’entreprise implantée entre Corbeil-Essonnes et le Coudray-Montceaux aurait vu son chiffre d’affaires fondre de 60 % entre 2010 et 2013.

 

Spécialisée dans la fabrication de puces électroniques, la société Altis Semiconductor assure l’essentielle des ressources financières des cinq communes de la Communauté d’Agglomération Seine-Essonne. Rachetée officiellement le 12 août 2010 par Yazid Sabeg, un proche de Serge Dassault, l’entreprise implantée entre Corbeil-Essonnes et le Coudray-Montceaux serait « au bord du gouffre ». C’est en tout cas ce que croit savoir Yann Philippin, un journaliste du quotidien Libération qui a mené une enquête parue dans son édition papier datée du vendredi 29 août 2014. Selon l’article, les derniers comptes publiés d’Altis seraient « très inquiétants » avec une perte de 46 millions d’euros en 2013 pour 74 millions de chiffre d’affaires. « Les commissaires aux comptes ont même souligné les incertitudes pesant sur la continuité d’exploitation », précise le texte qui évoque « une faillite évitée de justesse en décembre 2013 car l’entreprise était alors incapable d’honorer ses engagements financiers ». Toujours selon le journaliste de Libération, un accord conclu en juillet avec l’Etat, les banquiers et les actionnaires aurait permis à Altis d’échapper au pire.  

« Une perte de 174 millions d’euros  ! »

 

D’après Yann Philippin, le chiffre d’affaires du fabricant de semi-conducteurs aurait fondu de 60 % entre 2010 et 2013 avec une perte cumulée estimée à 174 millions d’euros. « Il ne resterait que 61 millions dans les caisses, sachant que l’entreprise doit 62 millions aux banques et à BPI France, un organisme issu du Fonds Stratégique et d’Investissement (FSI) », assure-t-il, sans compter 55 millions de dettes et autres impayés dus aux fournisseurs. Pour sa part, Yazid Sabeg dénonce des allégations sans fondement. « Altis a rétabli cette année sa capacité bénéficiaire », fait-il savoir en estimant probable « une progression significative » de l’activité de sa société.

Altis : Serge Dassault aux côtés de Yazid Sabeg en août 2010.
Altis : En juin 2009, les employés s'étaient mobilisés pour s'opposer à 400 suppressions de postes.
Altis : Dans son enquête, le journaliste de Libération évoque une véritable déroute du fabricant de semi-conducteurs.